Un riche patrimoine architectural, urbain et rural

Place Anne de Bretagne © Ville de Pontivy - Cliché François Talairach

Place Anne de Bretagne © Ville de Pontivy – Cliché François Talairach

La vieille ville de Pontivy est structurée selon un axe est-ouest formé de la rue du Fil, de la place du Martray, de la rue du Pont et, sur la rive droite du Blavet, de la rue du Général Quinivet.

De part et d’autre de cet axe, des places (place Leperdit, place Anne de Bretagne, place Bisson, place Ruynet du Tailly, place Ernest Jan) marquent l’emplacement des halles et des marchés d’autrefois.

Les maisons en pans de bois et pierre, ou de pierre, souvent datées, représentent quatre cent ans d’architecture privée du 15e au 18e siècle.

 

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Palais de justice © Ville de Pontivy - Cliché François Talairach

Palais de justice © Ville de Pontivy – Cliché François Talairach

 

Au sud de la vieille ville s’étend Napoléonville, ville nouvelle créée à l’initiative de Napoléon Bonaparte. De facture classique elle suit un plan en damier dont la place Aristide Briand constitue le centre fonctionnel et symbolique. On y trouve en effet le siège des pouvoirs civils et judiciaires : sous-préfecture, palais de justice, mairie. À l’opposé de la vieille ville, l’axe structurant, formé de la rue Nationale et de la rue du Général de Gaulle, est orienté nord-sud.

 

 

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Square Lenglier et église Saint Joseph © Ville de Pontivy

Square Lenglier et église Saint Joseph © Ville de Pontivy

 

 L’alternance entre le minéral (bâtiments et façades) et le végétal (squares et frondaisons) rythme la réalisation. Les liaisons avec la vieille ville sont l’objet de transitions soignées qui se laissent à peine deviner.La première pierre de Napoléonville fut posée en 1807. La construction des bâtiments publics s’est ensuite échelonnée sur un bon demi-siècle.Le quartier de cavalerie a ouvert en 1811, la maison d’arrêt en 1813, la mairie en 1834, la sous-préfecture en 1839, le palais de justice en 1846, les halles en 1848, le théâtre en 1849, la nouvelle église paroissiale en 1869.Le projet initial a subi une modification majeure avec l’arrivée du chemin de fer en 1864. La ville nouvelle fut alors amputée de sa partie est.

 

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Manoir du Gros Chêne © Ville de Pontivy - Cliché François Talairach

Manoir du Gros Chêne © Ville de Pontivy – Cliché François Talairach

 

Mais Napoléonville conserve l’essentiel de son cachet, unique témoin de l’urbanisme napoléonien en Bretagne.À l’écart de l’agglomération, la campagne pontivyenne reste piquetée de villages et hameaux (Stival, Sainte-Tréphine, la Houssaye, Talcoët), témoins de l’habitat rural des 17eet 18e siècles.