A Pontivy les efforts en matière d’économie d’énergie ont permis de contenir l’augmentation des frais énergétiques

A l’occasion du Conseil municipal du 3 avril , en pleine semaine nationale du développement durable, Pierre Giraldon, conseiller municipal délégué à l’Agenda 21 est revenu sur la nécessité de poursuivre les efforts en matière de maîtrise des consommations énergétiques :

En 2010 la ville engageait un bilan carbone de son patrimoine et des services. Ce bilan prenait pour année de référence, l’année 2009. Le bilan envisageait différents scénarios d’augmentation du coût de l’approvisionnement énergétique et évaluait les impacts directs et indirects sur les finances et émissions de gaz à effet de serre de la ville.

Il avait également vocation à sensibiliser sur la nécessité de prendre en compte le contexte énergétique dans toutes les politiques de la ville et de proposer des actions.

Depuis fin 2009 le prix du baril de pétrole Brent est passé de 74 $ à 110 $ et les scénarios tendanciels développés dans le bilan carbone semblent se confirmer, sur le plan des consommations et des finances.

Depuis trois ans des mesures concrètes son mises en place dans le cadre de la gestion des énergies, d’eau et de carburant (sectorisation de l’éclairage, rénovation énergétique, installation d’équipements économes, amélioration des outils et protocoles de suivi…). Une baisse globale de 8 % des consommations énergétiques est constatée sur ces trois ans (baisse allant jusqu’à plus de 20 % pour le carburant). Et pourtant la facture continue à augmenter du fait du renchérissement des coût d’approvisionnement.

Malgré les économies de consommation, en trois ans les dépenses de carburants de la ville ont augmenté de 19 %, celles de combustibles pour le chauffage de 33 % et les frais de fourniture d’électricité de 13 %. La ville a mandaté 638 908 € d’énergie en 2009 et 735 544 € en 2012, soit une augmentation de près de 100 000 €. Et ceci sans intégrer les coûts indirects générés par l’augmentation du prix de services et fournitures dépendants de l’énergie.

Les efforts volontaristes réalisés, par exemple pour l’adaptation de l’éclairage public, permettent d’amoindrir les effets de la hausse.

Pour les années à venir, il est difficile de parier sur une réduction du coût de l’approvisionnement en énergie. La rénovation énergétique, l’optimisation énergétique, l’amélioration du suivi et de la régulation ne sont pas des options. La ville doit poursuivre ses efforts déterminés dans ce domaine et faire preuve de pédagogie vis-à-vis de la population et des usagers.

La comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et le recours à des systèmes économes et moins émetteurs de GES seront pris en compte.

Les commentaires et pings sont clos.